La presse en parle


Presse écrite

Henri IV

Une pièce en gestation avec Marc Duret.


Palina Kotsiashava et Mireille Fiévet en pleine séance d'écriture sur leur projet théâtral Henri IV.

Le grand projet actuel de la BAM  sur lequel travaille Mireille Fiévet est un Henri IV très moderne écrit par l'historien, romancier Edfgar Oppenheimer.
On y découvre la vie amoureuse très agitée de ce Roi époux de Marie de Médicis, rôle emblématique interprétée par Mireille Fiévet.
C'est Marc Duret (Le Grand Bleu, Nikita, et de nombreuses séries Télé dont Borgia) qui endosse le rôle du souverain.

Edgar Oppenheimer

« Henri IV fut le premier  grand communicant ! »

Au cinéma on dit le pitch, au théâtre, on parle d’intention, quel est l’histoire de cette pièce ?

E.O : « C’est celle du Roi de France le plus populaire, il l’est d’ailleurs resté, un homme qui se croit aimé de son peuple dans une période terriblement bouleversée de l’histoire de France, durant laquelle les guerres de religion opposent catholiques et protestants. Il se convertit au catholicisme, mais il demeure extrêmement suspect aux yeux des catholiques traditionnels de la Ligue. Il réussit pratiquement à faire de la France le pays d’aujourd’hui, c’est un grand monarque. Jusqu’au jour où il rencontre un astrologue qui lui prédit : « Sire, ici même dans 17 ans, jour pour jour, à cette heure, vous serez assassinés ». Peu à peu, il ne vit plus que dans cette obsession ».

 

Pourquoi avoir choisi de donner cet éclairage sur Henri IV ?

E.O : « On est toujours un peu le personnage que l’on écrit, il y a toujours la projection d’une part de soi même. J’ai trouvé qu’Henri IV était d’une grande modernité, quelque part il a sa place dans le monde d’aujourd’hui. Il avait une vision du monde. Si ses successeurs avaient été à la hauteur, la France serait beaucoup plus équilibrée. J’aime ce côté à la fois bon vivant, amoureux des femmes, jouisseur, épicurien et très rigoureux en matière politique. Il savait s’entourer de grands conseillers qui ont marqué l’histoire ».

 

Ce Roi est il méconnu selon vous ?

E.O : « Oui je le pense. Le mélange entre l’homme dévergondé et le roi très proche de son peuple me fascine.

Il fut le premier à être aussi proche des gens, ensuite ses successeurs furent très éloignés de la population et ils l’ont payé très cher. Henri IV fut, à mon avis, le premier grand communicant

 

En quoi cette pièce est-elle très moderne selon vous ?

E.O : « Elle peut se dérouler à n’importe quelle époque. La prédiction, un homme obsédé par sa mort, qui prend une maîtresse en y voyant un anti poison. Henri IV est le prototype du politique contemporain, qui avait des côtés visionnaires. C’était un bâtisseur, il avait dans tous les domaines, des arts aussi, une vraie vision ».

 

Comment avez-vous choisi comme partenaire privilégié Mireille Fiévet et sa compagnie La Boîte à Mômes ?

E.O : « Par l’intermédiaire de mon fils Rodolphe qui fut maire adjoint de la ville, nous nous sommes rencontrés par hasard. Mon fils a souhaité me la présenter, il appréciait son travail, son allant, et ça s’est très bien passé. Elle endosse le costume de Marie de Médicis et produit la pièce ».

 

Vous avez beaucoup travaillé à la réécriture avec Marc Duret ?

E.O : « Absolument, Il participe à l’adaptation et est co metteur en scène avec Palina. Nous veillons à mettre en valeur certains aspects plutôt que d’autres, il m’apporte beaucoup dans ce domaine, quitte à prendre quelques libertés avec mon idée de départ car je ne suis pas un auteur qui pense être un génie, mon texte n’est pas de bronze, je suis un homme de dialogue, et lorsque les suggestions sont intelligentes, je les accepte volontiers. Marc pointe parfaitement les choses à corriger, il apporte une touche de modernité à la pièce, la rendant parfois plus incisive, moins poétique, moins lyrique. Nous avons vraiment une façon similaire de voir la pièce ».

 

Craignez-vous que cette pièce soit qualifiée de ‘’trop élitiste’’, un peu trop intello ? 

E.O : « Moi je ne la trouve pas très élitiste, même si elle parle de gens ayant des positions sociales, morales, financières ou politiques importantes. J’ai l’impression qu’elle est accessible à tous ».

 

Propos recueillis par Ph.T



Mireille Fiévet, la passion du théâtre pour tous

Dans la superbe Maison des Associations, un groupe d’ados écoute attentivement les recommandations du prof. Les jeunes répètent une scène difficile. Mireille Fiévet, guette les imperfections, le ton, les attitudes. C’est une tornade, un torrent impétueux, une femme forte, qui trace sa route droit devant. Interpréter un rôle ? Non, Mireille Fiévet, vit son personnage comme s’il s’agissait d’elle même, comme si sa vie était en jeu. A l’Américaine, dans la droite ligne des maîtres qui l’ont toujours inspiré. L’Actor’s Studio référence ultime. Mais son maître ne se situe pas à l’Ouest, il est même carrément à l’opposé, de l’autre côté de l’ex rideau de fer, à l’Est, une référence nommée Constantin Stanislaviski. Des méthodes qu’elle a magnifiquement intégrées dans son propre cursus mais aussi dans les cours qu’elle distille avec une passion chevillée au corps.

 

Baroudeuse au grand cœur, prête à toutes les aventures artistiques, elle transmet avec une incroyable énergie son goût pour l’investissement total, le don de soi au service d’un texte, d’un personnage, d’une histoire. Educatrice dans l’âme, elle se bat pour sauver une jeunesse menacée par la disparition des valeurs, par la perte des repères. « Mon but est que les jeunes interprètent leur rôle de la manière la plus naturelle possible. Qu’ils découvrent leurs cinq sens, à travers des exercices comme la diction, la gestuelle. Je leur transmets ma passion, ma force de conviction, je traite mes élèves comme mes propres enfants ».

 

Le développement personnel

La voir diriger un cours indique combien elle s’investit dans la transmission, le partage et le goût pour cet Art de la comédie. Elle se montre parfois sévère, intransigeante avec la connaissance du texte, l’écoute et le travail. « Nous ne sommes pas là uniquement pour faire du théâtre, le développement personnel est très important pour moi. Ma méthode s’apparente à du coaching, je pousse les élèves à se découvrir, à mieux se connaître, à prendre conscience de leur caractère, je vise à épanouir leur personnalité. Ils vont ainsi vers leurs émotions, leur être profond et sensible. Comment vivent-ils les choses, la colère, la joie, la tristesse ? Ils découvrent leur imaginaire, s’enrichissent intellectuellement. »



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